FribourgRegion-01

Promesse tenue pour Fribourg Région ?

  • 20 juin 2012

Souvenez-vous, le 2 mai dernier, je relatais un événement plutôt particulier à travers mon article Un buzz qui m’a bien fait « rire ».

Cette opération, menée par Fribourg Région, avait pour but de prouver aux autres villes de Suisse que Fribourg et ses environs ce n’est pas seulement des vaches, le Moléson et une cathédrale pas terminée… c’est aussi la garantie de repartir avec le sourire ! Et bien, c’est ce que j’ai cherché à prouver.

Etant fribourgeoise de souche et ayant vécu pendant 22 ans sur terre blanche et noire, j’ai habité cette jolie région, sans jamais me rendre compte des merveilles qui se trouvaient à portée de ma main. Comme on dit souvent, ce sont les cordonniers les plus mal chaussés.

Je m’étais bien sur rendue, au cours de mon enfance, à Gruyères, au Moléson, au lac de Morat, au Musée Tinguely, etc. Mais honnêtement, je ne m’en souviens que vaguement. Preuve à l’appui, je possède de nombreuses photos qui me le démontrent. Ensuite, vous pensez bien que ce n’est pas une fois adolescent que l’on fait des activités touristiques dans son propre canton, c’est bien trop ringard !

Exilée depuis 7 ans dans le canton de Vaud, je n’ai pas perdu le sourire pour autant, mais je me suis tout de même demandée si à Fribourg, les gens étaient si cool que ça et si on retrouvait réellement le sourire après y avoir séjourné.

J’avais réservé un joli petit hôtel qu’une amie m’avait conseillé (Aline, si tu te reconnais), situé dans le joli village de Charmey. Ville, village ? Je ne sais pas trop mais personnellement, lorsque je vois des chalets, pour moi, c’est un village… Bref, très agréable petit village quoiqu’il en soit.

Mon beau sapin, roi des forêeeeeets !

L’hôtel du Sapin se trouvait sur la Rue centrale du village, je parque ma voiture et prends ma valise que j’avais du mal à traîner tellement j’avais pris de choses inutiles. Arrêtons-nous là un instant : et bien oui, Fribourg ou pas, moi je pense toujours aux imprévus. Ca fait partie de mon côté stressée de la vie, du coup, j’avais pris trois fois trop de choses avec moi pour seulement deux jours… Reprenons : ma valise pesait donc trois tonnes et pour couronner le tout, il pleuvait. Vous commencez à me connaître, la pluie et moi ça fait deux. Enfin, en vérité, mes cheveux et la pluie font deux.

Valise (pas rose mais rouge) + parapluie + manteau (fuchsia qui plus est) + sac à main, c’était vraiment la citadine qui débarquait à la campagne. Je suis entrain de me rendre compte que ma valise rouge n’allait pas du tout avec mon manteau rose… Et là, vous vous demandez pourquoi je n’ai pas mentionné mes talons. Pour la simple raison que je n’ai pris aucune paire de chaussures à talons ! Je me suis déjà faite avoir une fois et j’avais eu tellement mal aux pieds que cette fois j’ai opté pour la raison et je n’ai embarqué que trois paire de ballerines. Finalement, quand j’ai vu la pluie, j’ai regretté de ne pas être haut perchée mais bon. C’est un détail finalement.

Tout ça pour dire que quand même, entre la pluie qui s’abattait sur moi et mes habits qui n’étaient pas assortis, le séjour ne commençait pas forcément bien. Mais tout a basculé quand je suis entrée dans l’Hôtel du Sapin (déformation professionnelle : j’ai adoré leur logo. En plus l’élément graphique du « A » était repris sur les portes de l’ascenseur, j’ai adoré).

On m’a accueillie avec le sourire et un accueil très chaleureux. Pour une fois, personne n’a regardé mon manteau rose de travers et le responsable m’a souhaité la bienvenue. Il savait qui j’étais, j’étais « celle » qui avait réservé une chambre un lundi soir… Après les démarches purement administratives et la honte que je ressens à chaque fois que je montre ma carte d’identité qui dévoile ma tête de repris de justice, je prends ma clé et je montre dans ma chambre. Et là, c’est le drame ! Non pas du tout en fait, et là, waouw.

Moi qui avais envie d’être dépaysée, je l’ai été et très positivement ! La chambre était très sobre mais l’ambiance qui y régnait m’a presque donnée envie de me coucher de suite et de m’endormir avec le bruit berçant de la pluie qui tombait sur les velux. Vous y êtes ? Moi j’y suis encore.

Je pose mes affaires, je scrute les lieux dans tous les recoins, j’aime. C’est typique et la promesse que vous fait l’hôtel du Sapin avec son nom est tenue, il y a bel et bien du sapin partout et ça sent bon le bois. Une heure de route seulement me sépare de ma maison à moi, mais j’ai l’impression d’être partie très loin.

Mon séjour qui avait mal commencé avec la pluie, s’est tout de suite amélioré grâce à la gentillesse du personnel de l’hôtel et la jolie chambre qu’on m’avait attribué. Soudain, la pluie cessa et le soleil revint (oui, nous avons tous écrit cette phrase dans les rédactions que nous faisions jadis à l’école. Et bien moi je l’écris pour de vrai, sans rien inventer cette fois :-))

Gruyères, Ô Gourmandise !

Le soleil étant à nouveau de la partie, je décide de ressortir et de visiter un peu les environs avant de manger la fondue qui m’attend le soir venu. Je me rends à Gruyères, joli endroit aux allures typiques, une rue piétonne faite de pavés (peu importe je suis en ballerines), une fontaine à l’entrée de la place principale et des petits commerçants qui arborent fièrement leurs marchandises : meringues, double crème, Gruyère, mélange de fondue, cloches, vaches en peluches, chocolat, etc.

Je m’y promène, j’observe, j’écoute les bruits, je regarde les paysages qui sont à tomber à la renverse et je me dis que ça fait du bien d’arrêter de stresser de la vie un moment.

Moitié, moitié, comme la fondue !

Ce n’est pas tout de se balader, mais marcher, ça creuse ! Je décide de retourner à l’hôtel. Ca tombe bien, ça faisait longtemps que je n’avais pas mangé de fondue ! Ben oui, je faisais un petit régime « d’avant période estivale », que j’ai transgressé sans aucun scrupule ! La table était très jolie, le restaurant de l’hôtel était typiquement local et très agréable, le personnel sympathique avec toujours une petite pointe d’humour. Vous savez, la petite pointe d’humour qui fait que vous allez passer un bon moment !

Je termine le repas avec le tant attendu dessert « meringues, double crème ». Je ne vous cache pas que moi avec mes racines fribourgeoises, je ne peux manger ce dessert autrement qu’en écrasant les meringues avec la fourchette, miettes auxquelles j’ajoute une bonne dose de double crème. Mmmmh, c’est tellement meilleur en papotche ! 

Plic, ploc, plic, ploc !

Après ce bon repas au cours duquel je me suis remémorée toute mon enfance passée à manger des fondues en famille et en écrasant les belles meringues que ma maman s’était donnée tant de peine à faire, je remonte dans ma chambre. Quel bonheur, il recommence à pleuvoir mais cette fois ça ne me dérange pas du tout ! Au contraire, je vais réellement pouvoir m’endormir avec le bruit de la pluie. C’est là que je me rends compte que les choses simples sont parfois les meilleures.

Je finis cette journée sur une note très positive ! Pas de Wifi, je suis coupée du monde et ça m’a fait un bien fou !

Vous reprendrez bien un peu de cuchaule ?

Après m’être réveillée avec le chant des oiseaux et pour une fois sans entendre la sonnerie stressante de mon iPhone, je me rends dans une très jolie salle accueillant le buffet du petit-déjeuner. Buffet que j’aimerais bien retrouver dans ma cuisine tous les matins, tellement il est un plaisir des yeux et des papilles !

Entre la cuchaule, la moutarde de Bénichon, le bon beurre bien frais, les mini-meringues et la tarte aux pommes, je me suis régalée ! Je regardais certainement le buffet d’un air assez niais (le même que font les gens qui rient tout seul dans la rue), mais je me souviens avoir gardé le sourire un bon moment :-) J’aime manger de bonnes choses et je m’en suis donnée à cœur joie, croyez-moi !

Choco là !

D’attaque pour la journée qui s’annonçait bien remplie, je décide de visiter la Maison Cailler et la Maison du Gruyère. Le temps qui se gâtait à nouveau ne me laissait pas vraiment le choix. Ok, j’avoue, je n’avais pas non plus le couteau sous la gorge me forçant à aller déguster du Gruyère et du Chocolat… C’est mal fait n’est-ce pas ? J

En arrivant à la Maison Cailler, l’odeur du chocolat m’a fait esquisser un petit sourire et j’en venais à me demander comment les habitants de Broc font pour vivre avec l’odeur chronique du chocolat, ça doit être trop tentant ! Je sais, je me pose beaucoup trop de questions.

Je me retrouve dans le groupe « Bûchette », mais j’aurais tout à fait pu tomber sur « Frigor » ou sur « Chocmel ». J’ai trouvé ça marrant : appeler les groupes de visiteurs par des noms de chocolats, bien vu le marketing ! La visite commence par un trajet à travers l’histoire du chocolat et les raisons pour lesquelles la Suisse est devenu le pays du chocolat. Plongée dans l’obscurité à certains moments, j’étais captivée par l’histoire qui nous était racontée. J’avais beau avoir vécu à Fribourg toutes ces années, je n’avais que de pauvres idées de ce qu’il s’était réellement passé. J’ai appris plein de choses, mais je ne vous en dirai mot, pour connaître toute l’histoire, il va falloir aller à Broc !

Une fois la visite guidée terminée, les portes s’ouvrent sur une halle contenant d’énormes sacs de fèves de cacao, d’amandes et de noisettes. Clin d’œil à mon film préféré qu’est Amélie Poulain (ma chronique sur Amélie Poulain), je plonge ma main dans un des sacs remplis d’amandes. C’est vrai que c’est cool :-)

La visite continue, chacun à son rythme à présent. On apprend tout un tas de choses sur le chocolat comme ses bienfaits ou sa composition. Savez-vous ce que contient vraiment le chocolat blanc ?

Je me dirige vers une chaîne de fabrication. Le chocolat défile et je me rends compte à quel point la machine a remplacé l’homme. Comment une machine peut-elle faire un chocolat aussi bon ? C’est bien parce qu’il y a des hommes là derrière.

En fin de chaîne, un grand plateau avec plein de petits chocolats. J’en prends discrètement une poignée, un pour moi, le reste de la poignée pour mon fils ! Je l’imagine déjà avec du chocolat plein les mains :-)

La salle de dégustation s’ouvre devant moi. Elle sonne la fin de la visite, agréable fin puisque je peux manger tous les chocolats que je veux ! Et bien croyez-moi, allez goûter ce chocolat sorti tout droit de l’usine, c’est un pur délice qui vaut le déplacement ! Fondant, crémeux, mortel, kiffant, appelez ça comme vous voudrez :-)

Résultat des courses, je me fais avoir comme une bleue et j’achète des tonnes de chocolats à la boutique ! Boutique qui m’a impressionnée d’ailleurs, par son mur entier de plaques de chocolat et ses présentoirs tous plus beaux les uns que les autres. Comment ne pas succomber ?

Après le chocolat Cailler, le lait caillé

J’entame alors la seconde moitié de ma journée dans la peau d’une touriste et passe par la case « Maison du Gruyère ».

A peine entrée, je suis de suite plongée dans l’ambiance. Des structures de bois, des meules en vitrine et le personnel de l’accueil en vêtement typique. On me remet un trio de Gruyère à déguster, avec trois degrés de maturation différente. J’aime bien les petites attentions de ce genre :-)

Je commence la visite de la Maison du Gruyère au cours de laquelle j’apprends à connaître toutes les phases de la fabrication du Gruyère. Encore une fois, il y a des choses que je savais, mais de loin pas tout ! J’arrive dans un couloir qui donne sur un grand espace vitré où se trouvent des énormes bacs contenant du lait de l’eau salée, etc. Un film est diffusé sur plusieurs écrans, je m’instruis. A ce moment-là, je me rends compte être la seule blondinette de tout le coin, avec un manteau rose qui plus est. Autour de moi, des touristes en admiration devant ce spectacle autant que moi je le serais devant l’Empire State Building ou les chutes du Niagara.

A la fin de la visite, j’apprends que l’on peut voir les caves où les meules dorment et patientent  avant d’être mangées. Me voilà très impressionnée devant ces centaines de meules! Ô Petite Mary !

Cheeeeeese !

Tout ce fromage m’a donné envie d’en manger, forcément. Le restaurant appondu à la Maison du Gruyère laisse d’échapper une légère odeur de fromage fondu. Je crois qu’elle m’appelle ! Re-bien vu le marketing !

Je m’assois dans ce joli restaurant aux chaises de bois dont le dossier est tout de rouge vêtu avec pour référence à la Suisse, une croix blanche. J’adore ! Gravée dans l’un des murs du restaurant, une phrase qui m’a beaucoup fait rire « une semaine sans fondue, c’est une semaine de perdue ! ».

Je commande un bon plat typique et me régale à nouveau. Avant de rentrer retrouver mon chez-moi et ma petite famille, je passe par la boutique de souvenirs et achète une boîte à « meuh ». Oui je sais…

Cette boîte à « meuh » vient mettre un point final à mon séjour en Gruyères.

Sourire, check !

Si je fais le bilan de mon séjour, je crois que Fribourg Région ne nous a pas menti ! Passer ses vacances ou un simplement quelques jours dans le Canton de Fribourg vous (re)donne sincèrement le sourire. Bon, il y a les kilos qui vont avec après la fondue, la double crème, le chocolat et le Gruyère mais bon, c’est ce qui fait son charme !

Pour résumé, je crois que pour le sourire, on peut checker !

  • Sourire du personnel de l’hôtel, check!
  • Sourire en m’endormant dans cette jolie chambre, check!
  • Sourire et amabilité des gens en général, check!
  • Sourire à chaque dégustation de toutes ces bonnes choses, check!
  • Sourire détendu de Mary-la-stressée-de-la-vie, check!
  • Sourire de mon fils après avoir reçu sa boîte à « meuh », check!

Retrouvez l’intégralité des photos de mon séjour en Gruyères sur ma page Facebook et rejoignez également la page de Fribourg Région !

C'est où ?

Liens utiles

Galerie photos

Partagez votre avis